Les lubrifiants intimes

Les  lubrifiants sexuels

1. La lubrification anatomique/physiologie excitative

Le désir agit sur le cerveau au travers de mécanismes neuro-hormonaux qui interviennent essentiellement au niveau du  cerveau archaïque. C’est la première phase sexuelle. La testostérone est l’une des hormones privilégiées de ce mécanisme.

L’excitation, deuxième phase sexuelle, est vaso-congestive focalisée au niveau des glandes génitales externes dans un premier temps. Chez la femme elle apparaît sous forme d’un gonflement de la vulve et d’une humidification vaginale induite spécialement par l’oestradiol. L’absence de cette hormone ou son taux réduit peut provoquer des complications.  L’oestradiol a une fonction lubrifiante naturelle du vagin et de sa cavité; elle stimule le désir qui se traduit par un gonflement des seins, un gonflement de la vulve, par une sensation de chaleur au niveau du derme exprimée parfois par des rougeurs. La testostérone et l’oestradiol étant les médiateurs chimiques du désir et de l’excitation sexuelle sont donc prépondérants dans le bon fonctionnement de l’acte sexuel. Leur absence ou diminution influe défavorablement sur la sexualité.  Les pulsions sexuelles diminuent jusqu’à l’aversion; le coït est souvent douloureux. La relation sexuelle perd de son intérêt.

2. Les origines de la diminution de lubrification vaginale

Comme on l’a vue, l’absence des hormones sexuelles peut influer négativement sur l’acte sexuel. Cette absence ou réduction des hormones sexuelles est à l’origine de complications lors de l’acte sexuel. Très fréquentes en phase pré-ménopausique ou ménopausique, les parois vaginales ne sont plus lubrifiées par cette substance onctueuse qui les tapisse normalement comme la sueur sur la peau, la vulve ne se gonfle plus, la pénétration est difficile, les douleurs apparaissent. Cette douleur lors de la pénétration se nomme dyspareunie. Les hormones de substitution peuvent remettre en marche le processus naturel.

Les dyspareunies peuvent avoir d’autres origines, souvent psychologiques (stress, fatigue, peur, sans négliger certains de leurs palliatifs: alcool, cigarette, drogue) parfois mécaniques comme l’étroitesse vaginale, l’utilisation de préservatifs, certaines infections des glandes génitales et plus rarement une déformation de la glande génitale féminine. Cela pourrait être aussi l’effet secondaire de certains médicaments ou d’hormones contraceptives, ou d’hormones de substitution dosées inadéquatement. Dans tous les cas, une consultation gynécologique est appropriée afin de résoudre l’origine du problème.

3. Le lubrifiant sexuel, une alternative ?

Essentiellement en présence de dyspareunies ayant pour origines la fatigue passagère, le stress, la peur, l’étroitesse vaginale, l’utilisation de préservatif, un lubrifiant sexuel peut être la solution ou demeure l’une des solutions idéales. Dans les autres cas, il ne pourra être qu’un substitut de courte durée ou pourquoi pas être associé à la thérapie de base,  dans un premier temps du moins ?

Jusqu’il y a trente ans, la majorité des lubrifiants existants contenait des corps gras comme la vaseline qui ne sont pas idéaux car très allergènes, et surtout incompatibles avec l’usage de préservatifs qui sont fragilisés et ont tendance à se rompre. Aujourd’hui, un bon lubrifiant sexuel est hydrosoluble, incolore, inodore, à un pH proche de celui du vagin, dépourvu si possible de parfums ou d’autres substances dites aphrodisiaques. Il ne tache pas, n’est pas agressif, ne contient pas de substances allergéniques.  Certains se présentent sous forme de gel, de crème mais la plupart sous forme de liquides plus ou moins « onctueux », plus économiques et plus faciles d’application. Les lubrifiants étaient aussi jusqu’il y a une dizaine d’année sous contrôle des offices sanitaires voire considérés comme médication. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Si bien qu’une panoplie des plus fantaisistes existent sur le marché. Elle va du lubrifiant classique à base de méthylcellulose jusqu’au lubrifiant composé d’extraits d’essences naturelles, d’adjuvants à base de piment sensés donner plus d’excitation, à base d’arômes en passant par les lubrifiants thixotropes ou osmotiques.

En résumé, le lubrifiant sexuel a un rôle à jouer lors de sécheresse vaginale, lors de rapports protégés, lors de pénétration anale pour autant qu’il soit utilisé correctement. Dès lors où les origines de la dyspareunie sont profondément pathologiques comme les infections, comme les modifications hormonales, comme les effets secondaires dus à certains médicaments, le lubrifiant intime ne pourrait être accepté que comme palliatif temporaire.

4. Une nouvelle génération de lubrifiants

Le lubrifiant sexuel dont on ne parlait pas ou si déjà avec  tabou il y a encore quelque décennie a certainement un grand avenir puisque des chercheurs pensent pouvoir utiliser ce type de « véhicule » pour contrer certaines infections sexuellement transmissible (MST) avec plus d’efficacité encore. On pense bien sûr à l’HIV, à l’Herpès génital, à certaines hépatites. Cette nouvelle génération de polymères (les dentrimères) dont certains auraient  un pouvoir microbicide et une bonne efficacité sur les virus précités permettrait de contrer la transmission du virus. D’autres chercheurs se penchent sur les mêmes dentromères afin d’obtenir des lubrifiants anticonceptionnels de grande efficacité. Des études à larges échelles sont actuellement en cours; attendons de voir les résultats et dans cette attente sachons utiliser les lubrifiants actuels à bon escient.

(voir le très bon article ci-dessous)

Les dentrimères un nouveau lubrifiant

5. Une étude américaine et suisse démontrent l’effet des lubrifiants sexuels sur la mobilité des spermatozoïdes

La mobilité des spermatozoïdes est un facteur important dans la conception. Elle dépend du pH vaginal. Nous avons vu plus haut que l’application d’un lubrifiant sexuel peut concerner divers groupes d’utilisateurs qui n’ont pas forcément le même objectif. Et pourtant, il est important de savoir que certains lubrifiants ont une action plutôt inhibitrice sur la mobilité des spermatozoïdes ce qui concerne principalement les couples désireux de procréer.

Si l’on en croit aux résultats des études citées, elles démontrent qu’en général les lubrifiants abaissant notablement le pH vaginal auront un effet plutôt inhibiteur sur la mobilité des spermatozoïdes alors que ceux qui ne modifient pas le pH vaginal et stimulent le mécanisme naturel lubrificateur sont donc recommandés  pour les femmes qui ont le désir d’enfanter. Mais ce que ne disent pas ces études, c’est ce qui se passe avec ces lubrifiants dans une utilisation prolongée. Car s’ils ne modifient pas le pH vaginal lors de l’ovulation (le pH vaginal le plus élevé du cycle) comment se régulent-ils dans les autres cas de figure (phase non ovulatoire, prise de contraceptifs oraux) ?  Ont-ils les mêmes qualités protectrices du mucus vaginal ?

Il en va de même pour les lubrifiants sexuels contenant ou ne contenant pas des polyparabènes. Les polyparabènes parfois allergisants sont des agents antibactériens et de conservation. Comment se conservent dans la durée les lubrifiants qui n’en contiennent pas sachant qu’un tube de gel ou un flacon est ouvert et utilisé parfois sur plusieurs mois.

6. Le confort à quel prix ?

Le prix des lubrifiants est très variable. Ils ne sont pas admis aux caisses-maladie. On pourrait les classer en trois groupes. Les dérivés classiques du méthylcellulose, les lubrifiants meilleurs marché. Les polymères plus chers mais plus économiques. Les autres lubrifiants souvent très chers justifiant leur prix par l’ajout ou la spécification de leur utilisation.

Sur le marché suisse nous trouvons une longue liste de lubrifiants intimes. L’un d’eux est même recommandé par les gynécologues.

Felis le lubrifiant est un lubrifiant thixotrope qui se vend en pharmacies et drogueries. Il fait partie du groupe des polyquaternium, est hydrosoluble, incolore, inodore, ne colle pas. Son pH correspond au pH vaginal. En flacon de 50 ml facilement dosable à ½ ml près. Un flacon correspond à 2 tubes de gel ou de crème. Son action peut être prolongée par l’ajout d’une goutte d’eau ou de salive. Après l’avoir secouer quelques secondes il a cet aspect visqueux, proche d’un gel.

Felis le lubrifiant the best choice

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